TARENTULE

Je vais vous rememorer la liste "habituelle"  : sadisme et masochisme, fétichisme et travestisme, exhibitionnisme et voyeurisme, inceste, pédophilie,  viol, zoophilie, nécrophilie, gérontophilie ...http://farm6.static.flickr.com/5022/5589772647_a301759216.jpgLa perversion de l'objectif va engendrer l'accomplissement de l'acte. La participation du partenaire peut être intentionnelle ou non. Elle devient volontaire dans le cas du sadomasochisme et involontaire dans l'exhibitionnisme, le voyeurisme, le viol.

La perversion de l'objet, peut être humain (inceste, pédophilie, nécrophilie...) ou non-humain (fétichisme et zoophilie).

En psychiatrie le mot perversion, est remplacé par les notions de paraphilie, de déviations sexuelles ou de troubles de la préférence sexuelle. Pour info, si quelques jeux érotiques ont des conotations sadomasochistes, si les partenaires se déguisent, ou que des objets sont utilisés : on parle de perversions sexuelles. Selon Gérard Bonnet, psychanalyste, on est dans le champ de la perversion sexuelle quand la conduite dite déviante est compulsive, essentielle pour parvenir à la jouissance, et que toute la sexualité est organisée autour de ce comportement. Le pervers, lui, « se satisfait de cette particularité pour elle-même [...], et la considère comme un but ou une fin en soi » ... à méditer ...http://nikosolo.voila.net/images/Fabbi_Satyre_and_Nymps.jpgA souligner : « toute perversion est solitaire », car même si elle nécessite la présence d'un partenaire, celui-ci est un instrument nécessaire mais immatériel. Car le pervers est égoiste, il recherche  son propre plaisir. Par exemple, le sadique ne cherche pas à susciter de la jouissance, mais uniquement à jouir de la souffrance provoquée.

Selon J. McDougall, plutôt qu'une sexualité diversifiée les pervers rechercheront la quantité, la fréquence jusqu'à l'addiction pour se rassurer au niveau identitaire. Le psychanalyste Alberto Eiguer insiste sur ce que recherche le pervers à travers sa quête : la sensation, pour laquelle il consacre l'essentiel de sa vie. Il craint ses propres fantasmes sexuels, non pas parce qu'ils risqueraient de le pousser dans des comportements érotiques toujours plus extrêmes, mais au contraire parce qu'ils pourraient lui ôter toute envie de les mettre en pratique. « Dominer avant de se laisser dominer par ses propres pulsions, par sa vie intérieure, par les faveurs que demande l'autre pour satisfaire les rêves (du sujet), ses images, ses désirs : voilà peut-être ce que cherche le pervers. » Il aurait également le sentiment de posséder une grande connaissance sur la sexualité, d'en maîtriser les secrets et les plaisirs, et se sentirait « animé d'une mission, quasi divine, celle de réveiller l'être lascif qui sommeille en chacun ».http://lettres-histoire.info/lhg/Art/XIXe_Le%20Nu%20Peinture%20Du%20XIXe/1874%20Gervex%20Henri%20Satyre%20jouant%20avec%20une%20bacchante.jpgCe qu'il y a retenir ... RIEN ... Les perversions sexuelles sont d'une telle pluralité qu'on ne peut totalement les comprendre.

A chacun ses perversions !!!!

Mer 25 sep 2013 Aucun commentaire